23Mar

« Nous avons passé trois ans à gérer le changement sans jamais réussir à franchir le Rubicon. »

Cette réflexion, partagée par un Chief People Officer au terme d’une restructuration qui avait livré l’organigramme mais pas la transformation, met le doigt sur quelque chose qui coûte aux organisations bien plus qu’elles ne le réalisent.

Nous avons tous vécu ce schéma. L’annonce est faite. La nouvelle structure est communiquée. Les jalons sont suivis. Et pourtant, dix-huit mois plus tard, on parle plus souvent du passé que du futur.

Ce qui ressemble à un échec d’exécution est en réalité plus profond : Le travail a été préparé. L’état intérieur ne l’a pas été.

Notre expert, Marco Mancesti, remet en question l’une des hypothèses les plus ancrées du change management : que la stabilité est la norme et la transition l’exception. 

S’appuyant sur des décennies d’expérience auprès de leaders et d’organisations naviguant la disruption, cet article introduit le concept du moment de break-even, ce point dans chaque traversée où l’ancien est véritablement derrière soi, le nouveau n’a pas encore pris sa forme définitive, et la conscience est plus aiguisée qu’elle ne le sera de sitôt. La plupart des leaders franchissent ce moment sans remarquer qu’il a existé.

La question n’est pas la vitesse à laquelle on atteint l’autre rive. C’est d’avoir été présent au moment où cela comptait le plus.